Je suis over-connectée.
Myspace, Facebook, Twitter, MSN, Skype, Forums en tout genres. J'ai quatre adresses mails et règle mes insomnies à coups de vidéos sur Youtube. Je travaille laissant tourner Itunes sur mon Mac connectée sans cesse à un I.M.
Tout ça parce que je suis complètement angoissée de me retrouver seule en silence avec moi même ou de louper le mail qui changera ma vie ou la nouvelle qui fera basculer le monde vers l'apocalypse.
Je suis une paumée idéaliste.
Je crois au lien social virtuel, aux gestes eco-responsables et en la tolérance de tous les genres, toutes les sexualités, toutes les modifications et toutes les tribus musicales.
J'essaie de me construire comme unique et saine.
Mais je suis obsédée par l'image que je peux renvoyer, comme peuvent en temoigner mon dressing, mon placard à chaussures et mes TCA.
Je ne suis pas optimiste.
Oui, je veux ni enfants ni mariage dans un monde où le SIDA, les IST, le chômage, la précarité et les problèmes de thunes sont en premier plan tous les jours. Je veux être seule dans la chute.
J'ai des ambitions inadaptées.
Au contexte économique et social, à la dictature d'un travail pourri c'est mieux que pas de travail du tout ; je répond que je ne veux pas trimer et juste survivre. Je veux être passionnée et que ça paie mon loyer et plus encore.
Je préfère vivre et diriger ma vie plutôt que crouler sous un boulot qui ruine mon couple, mon moral et ma santé.
Je suis une poéte de fond de panier.
J'essaie d'être créative pour faire passer la pillule d'un monde trop absurde et trop cruel ; sauf qu'on espère juste avoir un peu de talent. Je touche à tout et à rien, en espérant fortement que la lumière soit. Et on a besoin de surexposer le tout. Les multiples blogs sans visites témoignent du vide de ce qui sort. Du talent, il n'y en a pas.
Je soulage ma peine à coup de tranxen.
Parce que la seule chose qui fait tenir c'est l'angoisse d'échapper à la fin du monde. La spirale sexe, vodka et ATC est toujours plus ou moins présente même si l'amour et là.
L'amour est là.
Jusque combien de temps ? Et dans quelles conditions ?
Myspace, Facebook, Twitter, MSN, Skype, Forums en tout genres. J'ai quatre adresses mails et règle mes insomnies à coups de vidéos sur Youtube. Je travaille laissant tourner Itunes sur mon Mac connectée sans cesse à un I.M.
Tout ça parce que je suis complètement angoissée de me retrouver seule en silence avec moi même ou de louper le mail qui changera ma vie ou la nouvelle qui fera basculer le monde vers l'apocalypse.
Je suis une paumée idéaliste.
Je crois au lien social virtuel, aux gestes eco-responsables et en la tolérance de tous les genres, toutes les sexualités, toutes les modifications et toutes les tribus musicales.
J'essaie de me construire comme unique et saine.
Mais je suis obsédée par l'image que je peux renvoyer, comme peuvent en temoigner mon dressing, mon placard à chaussures et mes TCA.
Je ne suis pas optimiste.
Oui, je veux ni enfants ni mariage dans un monde où le SIDA, les IST, le chômage, la précarité et les problèmes de thunes sont en premier plan tous les jours. Je veux être seule dans la chute.
J'ai des ambitions inadaptées.
Au contexte économique et social, à la dictature d'un travail pourri c'est mieux que pas de travail du tout ; je répond que je ne veux pas trimer et juste survivre. Je veux être passionnée et que ça paie mon loyer et plus encore.
Je préfère vivre et diriger ma vie plutôt que crouler sous un boulot qui ruine mon couple, mon moral et ma santé.
Je suis une poéte de fond de panier.
J'essaie d'être créative pour faire passer la pillule d'un monde trop absurde et trop cruel ; sauf qu'on espère juste avoir un peu de talent. Je touche à tout et à rien, en espérant fortement que la lumière soit. Et on a besoin de surexposer le tout. Les multiples blogs sans visites témoignent du vide de ce qui sort. Du talent, il n'y en a pas.
Je soulage ma peine à coup de tranxen.
Parce que la seule chose qui fait tenir c'est l'angoisse d'échapper à la fin du monde. La spirale sexe, vodka et ATC est toujours plus ou moins présente même si l'amour et là.
L'amour est là.
Jusque combien de temps ? Et dans quelles conditions ?

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