Je crois que je n'ai utilisé que le papier pour mieux essuyer des larmes et arrêter une sorte d'immense chute intérrieure cyclique.
Celle qui rit, celle qui pleure
Ou qui sourit, ou qui a peur
D'un monde bien trop nuancé
Qui fait toujours voir en noir foncé
Elle préfère pleurer la nuit
La tête sous l'oreiller
Et tenter d'oublier
Ce va et vient qui sévit
Comme une angoisse prenante
Comment s'en débarasser
De ces sanglots des nuitées
Et des idées qui nous hantent
Des envies de courir dans un mur
Des envies de s'enterrer, de disparaître
De dire à ceux qui pensent, qui sont sûrs
Qu'ils ne peuvent rien y faire peut être
Et rester là à pleurer
Et rester là à penser
A refaire le monde sans arrêt
A penser à ce qu'il serait
Sans ce poison qui est.

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